Les « portoirs » :

Description et utilisation

Au fur et à mesure de la récolte, les paniers, une fois remplis, sont vidés dans des hottes fixées sur le dos des porteurs – qui circulent dans les rangs des vignes – par des lanières ou courroies en cuir pressé, en osier, en jonc tressé, voire en corde.

L’osier utilisé pour fabriquer les hottes est tressé sur une armature constituée de verges de bois, par exemple des scions de peuplier ; mais on en trouve aussi faites avec des lamelles de noisetier (voire photos). Continue reading

         

Histoire

Les auteurs antiques (Caton, Columelle, Pline, Varron, Virgile …) décrivent dans leurs ouvrages, avec force détails, des scènes de vendange et de pressurage. Dans la campagne romaine, les vendangeurs posent les grappes dans des corbeilles (corbulae) faites en osier tressé sur une armature de petites branches et enduites intérieurement de poix pour en assurer l’étanchéité. Elles sont parfois attachées au cou des vendangeurs lorsqu’ils doivent grimper aux arbres sur lesquels poussent les vignes et garder les mains libres pour la cueillette. On se sert aussi de bacs en bois (alvei). Le contenu de ces petits récipients est ensuite  transvasé dans de grandes hottes portées à dos d’âne ou dans des cuves monoxyles que l’on place sur des chars pour les véhiculer jusqu’au pressoir. (1) Continue reading